Chaque buisson cache un danger

 

Laissons de côté les plaisirs des zones sèches et remontons plus au Nord, au delta de l’Okavango…nous verrons que l’eau est loin de détendre l’atmosphère ! Le paysage est à l'opposé de ce qui est décrit précédemment. Ici c'est une sorte de grand marais, beaucoup de passages inondés, des paires d'yeux qui dépassent de l'eau alors que d'autres scintillent derrière les arbres...cette scène de vie dont nous sommes maintenant les acteurs se jouent sous le regard attentif d'un public qui n'attend que nos restes pour se rassasier.

     Et si dans le désert les animaux ont tendance à économiser leur énergie, et donc à montrer un certain calme, dans les zones humides c’est une véritable guerre qui a lieu ! Entre les poissons chassés par un nombre impressionnant d’oiseaux (l’anhinga qui harponne sa proie, l’alcyon pie qui survole le point d’eau en préparant sa plongée, le tantale ibis et son appétit sans limite, etc.)

     Les fauves ont énormément de points d’affût supplémentaires grâce aux feuilles, mais les cobes fuient également plus facilement grâce à leur agilité aquatique (mais là les crocodiles veillent). Les reptiles ont du souci à se faire à cause des calaos terrestres, des serpentaires, des ratels, et même l’imposant varan des savanes est la proie des aigles !

     Sans parler des mantes dévorant un à un les insectes abusés par leur camouflage, des lycaons faisant preuve d’une vitesse et d’une agilité qui, ajoutées à leur sens stratégique, en font un prédateur extrêmement efficace. Même les végétaux se défendent en se parant d’épines, dégageant des odeurs répulsives ou des substances toxiques. Et la nuit ne parvient pas à ramener le calme ! Des colonies entières de termites s’éveillent, ramassant les brindilles, continuant la construction des imposantes termitières. Le léopard quant à lui se déplace dans la plus grande discrétion pour venir à bout de sa victime d’un seul coup de croc.

     Et pouvoir observer des formes et des comportements aussi variés est un vrai régal, je vous laisse donc imaginer ce qu’on peut voir dans cet Eden avec les quelques photos qui suivent.

 

     On commence avec un petit rongeur très commun dans les camps: l'écureuil de Smith (ou Paraxerus cepapi). Très curieux ils fouinent sans relâche autour des tente à la recherche de nourriture, certains peuvent même se montrer téméraires et venir sur la table pendant notre propre repas !

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      Un autre habitant des camps, celui là peut par contre être très agressif. Il s'agit du vervet, ce petit singe se déplace en bande et saccage les tentes à l'aide des phacochères ! Si on le provoque en le regardant dans les yeux, il fait un mouvement brusque de la tête en avant, tout en écarquillant les yeux, assez impressionnant pour ce petit être, mais on peut voir ses petites dents qui sont assez dissuasives. Voici donc un jeune:

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      On s'attaque à un insecte que j'ai trouvé juste après qu'il ait fini sa mue, cette sauterelle élancée de belle taille (environ 7 cm) affectionne les longues herbes.

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     On ne peut passer à côté du symbole de la grâce et de l'élégance: l'impala (Aepyceros melampus). Cette gazelle à beau être commune, elle n'en est pas moins très agréable à la vue ! Et si un danger se fait sentir, c'est la débandade ! Toutes fuient ou elles peuvent, créant la confusion dans l'esprit du prédateur ! Voici un mâle, on voit bien ici l'ampleur des cornes:

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      Et voici une autre antilope imposante, le cobe des marais (Kobus ellipsiprymnus), aussi appelé cobe à croissant à cause de la marque blanche situé à l'arrière de la croupe.

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      On peut également voir son cousin près des points d'eau, voir à l'intérieur. Le cobe lechwe, plus petit, roux, et très agile dans l'élément aquatique.

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     Et comment passer à cotés des kudus ? Imposantes gazelles à la démarches princières ! Voici un jeune mâle:

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      Et une belle femelle:

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       On passe aux oiseaux, avec le magnifique rollier à long brin (Coracias caudata), son plumage révèle une riche palette de couleurs ! A confirmer, mais je n'ai jamais eu l'occasion de voir cet oiseau se déplacer autrement qu'en vol.

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      Voici le perroquet de meyer (Poicephalus meyeri), un psittacidae assez farouche mais dont le chant est assez surprenant, très doux !

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      On passe un cran au dessus et on admire le maître des cieux: l'aigle martial (Polemaetus bellicosus) qui porte bien son nom ! Un port majestueux, des yeux perçants, une aisance incomparable dans les airs, bref il a tout d'un grand rapace ! Une fois que mon regard s'est posé sur lui je n'ai pu détourner mes yeux et seul l'envol de cet être divin a pu me libérer de son emprise !

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     Et on reste chez les rapaces avec un grand prédateur: L'aigle ravisseur (Aquila rapax). En effet on peut le voir déguster un varan de belle taille: Varanus albigularis.

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     Malheureusement pour les animaux de petite taille, les rapaces ne sont pas les seuls oiseaux de proie ! On peut compter sur le calao terrestre (Bucorvus  cafer) pour dénicher les caméléons, même camouflés ! On commence par un jeune, il n'y a qu'un poussin par portée.

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      Et voilà le mâle (la femelle ayant une tâche bleue/violette sur la partie rouge)

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     Toujours chez les oiseaux prédateurs mais en beaucoup plus petit: l'alcyon pie (Ceryle rudis). J'ai eu la chance de le voir faire du sur place au dessus d'un étang puis plonger pour se poser juste un peu plus loin, une xenope dans le bec ! S'en suit un rituel barbare mais efficace: l'oiseau cogne violemment l'amphibien sur la branche avant de l'avaler.

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      Voici un curieux animal: l'anhinga roux (Anhinga rufa), sorte de croisement entre un héron et un cormoran. Lorsqu'il nage seul son cou dépasse de la surface, et quand il se décide à chasser il s'immerge à la manière d'un sous-marin. Son attaque fulgurante consiste à harponner le poisson. Pas l'attraper, l'harponner. Ensuite il le jette en hauteur, le rattrape, et peut le gober. Ici on peut le voir en train de se sécher les ailes.

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      Pour clore les oiseaux, voici le serpentaire. Élégant et haut sur patte, il s'est spécialisé dans la chasse au serpent. On peut dire que c'est une grande bête puisqu'il atteint 2m d'envergure !

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      Et voici une anecdote assez marquante. Pendant le petit déjeuner, au réveil donc, j'appréciais la présence des animaux classique des camps: quelques écureuils, des calaos et autres oiseaux. Mais voici qu'une impala passe en galopant, assez surprenant. Mais reste le chasseur, un lycaon était sur ses talons, et un petit groupe de ces chiens attendait plus loin. Je n'ai pas vu la mise à mort, mais j'ai pu saisir cet instant:

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      Un mammifère que l'on a plus l'occasion de rencontrer dans la savane: la girafe. Ici trois jeunes étaient en plein repas, surveillé de près par un groupe d'adultes.

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      Des animaux que le simple touriste n'a pas l'occasion de voir, puisque la majorité des gens ne s'intéresse qu'aux mammifère, et à la rigeur aux oiseaux. Mais les arthropodes sont très présents, entre les mantes, les criquets colorés, les iules géantes, et bien sûr, des araignées de très grandes tailles, comme celle-ci:

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      Et pour finir, une petite libellule:

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